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La Chine et la Ville au XXIè siècle
La Chine et la Ville au XXIè siècle

la sinisation urbaine au Xinjiang ouïghour et en Mongolie intérieure



Ce livre a été publié avec le soutien du Centre national du livre.


Date de parution : mai 2015
ISBN : 978-2-84978-048-0
une centaine d'illustrations Noir et Blanc
Format :15 X 23 cm
Rayon : architecture, urbanisme, Chine, Ouïghour, Mongolie
256 pages
25 €


Dépassant le concept abstrait de "ville émergente" , cet ouvrage nous permet de comprendre le "modèle chinois" dans son efficience et son pouvoir de transformation de l’espace urbain depuis une vingtaine d’années, au Xinjiang ouïghour et en Mongolie intérieure. Outil stratégique dans la "sinisation" des villes-oasis des Routes de la soie, de peuplement ouïghour et de confession musulmane, la régularité chinoise modèle les zones d’expansion que sont, avec le Tibet, le Xinjiang et la Mongolie. Le développement économique que la Chine connaît depuis une vingtaine d’années confère à cette réorganisation de l'espace engagée en réalité depuis le début de notre ère, une rapidité et une radicalité exceptionnelles. Des scenarii inédits de destruction, de transformation ou d’édification de villes apparaissent  : à Kashgar, Urumqi, Ordos. Un ouvrage essentiel pour comprendre les transformations de l’espace urbain dans cette partie du monde.

Les chapitres de cet ouvrage marquent les étapes d’un processus de "sinisation" de l’espace et de la culture des Ouïghours, processus qui s’est déroulé dans une indifférence quasi générale, depuis les années 1980 jusqu'à nos jours, et s'est particulièrement accéléré dans les quinze-vingt dernières années.
L’étude 1 traite des principales figures qui en Chine ont présidé  à la formation de l’espace architectural et urbain, structurant une pensée de l’espace humanisé, par différence avec l’espace vague non civilisé.
L’étude 2 traite des conséquences de cette vision de l’espace sur les représentations d’architectures ouïgoures dans l’iconographie chinoise et de leur distorsion avec la réalité.
L’étude 3 évoque une application contemporaine de la régularité chinoise par des stratégies et des techniques d’extension de l’oasis de Turfan, telle qu'elles ont été mises en œuvre de 1960 à 1980.
L’étude 4 aborde la transformation majeure de Kashgar, principale ville ouïghoure, dans les années 1990 et la confiscation de la vieille ville à des fins touristiques.
La destruction finale de la vieille ville en 2010, suivie par une reconstruction à usage touristique en 2013 est abordée dans l’étude 5.
Le style néo-ouïgour apparu dans la construction du Grand Bazar Erdaqiao d’Urumqi est analysée dans l’étude 6. Cette démarche architecturale originale et atypique demeure un cas isolé et un exemple de circulation d’un modèle urbain, le kosh, emprunté à l’Asie centrale musulmane (Ouzbékistan).
L’étude 7 témoigne de la résilience d’un passé nomade dans l’architecture de peuples très anciennement sédentarisés. Elle met en évidence la longue durée en architecture à travers deux exemples (Xinjiang et Ouzbékistan).
Avec l’étude 8 c’est le phénomène d’émergence de villes nouvelles au XXIe siècle qui est abordé, au travers de l'exemple de la nouvelle ville chinoise d’Ordos (Mongolie intérieure) dans la boucle du Fleuve jaune.
L’étude 9 analyse l’islamisation de l’architecture des Hui de Xi’an qui s’opère dans les années 1990 à 2000, au prix de l’abandon d’une tradition séculaire d’architecture chinoise chez ces musulmans chinois.

Architecte, anthropologue, chercheur à l’Ecole d’Architecture de Paris-La Villette, ancien enseignant à l’école d’Architecture de Bordeaux, Jean-Paul Loubes est spécialiste de l'Asie Centrale et vit à Bordeaux. Le Xinjiang ouïgour est son terrain de recherche depuis une vingtaine d’années et ses travaux sur la Chine ont fait l’objet de plusieurs livres : "Architecture et urbanisme" de Turfan (L’Harmattan, 1998), "Maisons creusées du Fleuve jaune" (Créaphis, 1989), "Voyage dans la Chine des Cavernes"(Arthaud, 2003), "Les Dépossédés" (Transphotographic Press-2012).