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La Perversion du capital
La Perversion du capital

Date de parution : 2007
ISBN : 978-2-84978-016-9
Format :140X210 cm
176 pages
16,90 €


Le livre :
Sur quelles croyances repose le capitalisme ? Puisant aux sources les plus anciennes de la pensée économique, l'auteur bouscule les idées reçues : non, ce ne sont pas les profits qui font les investissements, mais le contraire. Keynes, Marx, Rosa Luxemburg, Hayek, Friedman et bien d'autres sont convoqués ensuite, non pour servir de modèles ou de contre-modèles, ce qui serait vain, mais pour être dépassés. Et si l’Etat devait réapprendre à jouer son rôle en économie ? Reprendre l’initiative de l’investissement, pour stimuler la croissance et résorber le chômage ? Se libérer des contraintes du traité de Maastricht, pour renouer avec le progrès social ? La synthèse des connaissances acquises aujourd’hui par l’homme, en un mot sa culture, ne lui permettrait-elle pas, enfin, de maîtriser son économie et son avenir ?


Auteur :
Né en 1937, Romain Kroës, chercheur en économie, vit près de Paris. Ancien pilote de ligne, ancien syndicaliste, il est l'auteur de Capitalisme, fin d'une histoire (éditions de Magrie, 1994) ainsi que de nombreux articles. 

La presse en parle
Déconstruire un dogme central de la pensée économique, telle est la tâche ardue à laquelle s’attelle l’auteur. Ce syndicaliste et chercheur en économie revisite les grands noms pour répondre à la question : « sur quelles croyances repose le capitalisme ? ». Il attaque alors la « doxa » selon laquelle seule « l’accumulation préalable d’un capital financier » peut permettre l’« investissement ». Dans un contexte plus contemporain, l’idée est qu’on ne peut « dépenser que ce que l’on a ». En apparence de « bon sens », cette « idéologie » hante les discours et glisse, selon Romain Kroës, vers le « totalitarisme ». Sous des prétextes techniques, la « doxa » impose par exemple à l’État une « folle politique de désendettement public » pour reconstituer une « épargne », préalable aux dépenses budgétaires. Le citoyen n’a alors plus son mot à dire et la démocratie en est atteinte.
L'HUMANITÉ, 31 mars 2007